Guérir en se reconnectant à la Terre
Dans un monde qui va trop vite, où nos pensées s’envolent dans des écrans et nos émotions s’éparpillent comme des feuilles au vent, beaucoup ont perdu le contact avec la réalité la plus simple : celle du sol sous nos pieds.
C’est pourtant là que commence la guérison.
Travailler la terre, c’est revenir à l’essentiel. C’est sentir l’humilité d’un geste juste, la patience d’une pousse, la gratitude d’une récolte. En jardinant, en touchant la terre, on ne cultive pas seulement des plantes — on cultive sa paix intérieure.
Chaque graine déposée devient un symbole de reconstruction, chaque arrosage une prière silencieuse, chaque plante qui pousse une victoire sur la douleur.
Les anciens disaient déjà : « Avoir les pieds sur terre », c’est être équilibré, enraciné, présent. Ce n’est pas un hasard.
Quand le corps s’ancre, l’esprit s’apaise.
Quand les mains se salissent, le cœur se purifie.
La terre absorbe ce que l’âme ne peut plus porter, et en échange, elle nous rend la force tranquille du vivant.
Dans les jardins thérapeutiques de Lev Yarok, la terre devient un allié de guérison. On y apprend à écouter le rythme du vivant, à respecter le silence, à respirer au tempo des saisons.
Les participants, qu’ils soient soldats, civils ou jeunes en quête d’équilibre, découvrent peu à peu que la nature ne juge pas — elle accueille, elle enseigne, elle soigne.
Guérir, ce n’est pas fuir le monde. C’est reprendre racine, retrouver ce lien intime avec la terre-mère qui nous soutient depuis toujours.
Parce qu’au fond, être bien dans sa tête, c’est d’abord avoir les pieds sur terre.
